Voilà un tract que j'ai utilisé et préparé moi-même contre le bac unique et les réformes des universités (et que je vais utiliser pour d'autres manifs):MOUVEMENT NATIONAL DES LYCEENS
LYCEE LEO FERRE DE GOURDON
27 Novembre 2007
Aujourd’hui à lieu, sur le plan national, un mouvement des lycéens.
Celui-ci a pour but de dénoncer deux projets du gouvernement Fillon concernant l’Education.
-Le premier de ces projets est la création d’un bac unique :
L’objectif affiché du gouvernement a une portée pédagogique. D’après le Ministre Xavier DARCOS, les filières Littéraires et Economico-Sociales ne présentent pas assez de débouchés après le Baccalauréat. Ainsi, le ministre voudrait supprimer ces deux filières, en commençant par la ES, afin de permettre aux élèves concernés un avenir sûr.
Mais, cela favorisera-t-il les lycéens ?
En créant un bac unique, on oblige tous les élèves, de n’importe quelle filière, à travailler dans des matières où ils n’excellent pas forcément. Cela pénalisera tous les élèves et les mettra en difficulté. Ne pourrait-on pas plutôt penser à revaloriser ces deux filières ?
De plus, le gouvernement n’aurait-il pas un objectif caché ?
Ce bac unique aura une portée négative sur un certains nombre d’éléments : il occasionnera la réduction du nombre de classes ou des classes plus chargées ce qui veut dire, que la compréhension des cours en sera d’autant plus difficile ! Des options seront aussi sans doute supprimées !
De plus cela entraînera une suppression d’ heures de cours et donc par conséquent, la suppression de postes de professeurs ! Donc cela les touche aussi indirectement !
-Le deuxième projet de loi touche aux universités :
Ce que refusent les étudiants
Les étudiants refusent que la loi remette en cause la démocratie universitaire : les pouvoirs des présidents d’universités sont accrus sans contre-pouvoir, et les étudiants sont exclus des instances universitaires, la loi faisant baisser à 10% à 20% le nombre d’étudiants dans les CA (contre 20 à 25% jusque là).
Les étudiants refusent que les personnels soient précarisés à travers le développement des emplois contractuels et la mise en concurrence des étudiants et des personnels, les étudiants pouvant être recrutés par les universités, sans aucun élément garantissant qu’ils ne remplaceront pas les personnels
Ce que demandent les étudiants :
Des modifications législatives de la loi LRU pour :
• Une composition démocratique des instances de l’université
• Un recrutement des enseignants chercheurs transparent
• Une limitation du recrutement contractuel des personnels
• L’encadrement de l’emploi étudiant à travers un statut protégé qui garantisse un aménagement horaire pour poursuivre les études et une rémunération à 1,2 SMIC
2- La loi augure d’un désengagement financier et politique de l’Etat de l’enseignement supérieur
Ce que refusent les étudiants :
La loi facilite le recours au financement privé en développant les fondations universitaires. Adossée à un budget en pénurie, dans lequel seuls les crédits en direction de la recherche privée augmentent, cette loi constitue un cocktail explosif qui creusera les inégalités entre les universités attractives récoltant beaucoup de fonds privés, et les autres dont le financement s’assèchera.
Ce que demandent les étudiants :
• Une loi de programmation budgétaire pluriannuelle garantissant 1 milliard d’euros d’augmentation par an du budget des universités attribué par l’Etat
• Un cadrage national des diplômes garantissant des diplômes nationaux et l’égalité des étudiants sur le territoire à travers des intitulés de diplômes et des modalités de contrôle des connaissances nationaux
3 - La loi risque de remettre en cause la démocratisation de l’enseignement supérieur
Ce que refusent les étudiants :
L’UNEF a obtenu que la loi n’instaure ni sélection, ni augmentation des droits d’inscriptions. Cependant, à travers l’orientation active les étudiants craignent une procédure brutale de régulation des flux. Surtout, la loi n’apporte aucune réponse à l’échec massif des étudiants en 1ère année et à la précarité des étudiants, faisant de l’objectif de 50% d’une classe d’âge au bac un slogan plus qu’une réalité.
Ce que demandent les étudiants :
• La suppression de l’obligation de recours au dispositif d’orientation active
• La mise en place d’un plan pluriannuel pour la réussite en licence, permettant d’arriver à 50% d’une classe d’âge au niveau licence avec : un recrutement d’enseignants chercheurs massifs pour amener les 1ers cycles universitaires au taux d’encadrement des classes préparatoires aux grandes écoles, une refonte des cursus…
• L’adoption de mesures d’urgences permettant d’assurer le pouvoir d’achat étudiant pour 2008
• L’adoption d’une loi d’orientation sur l’aide sociale pour sortir les étudiants de la précarité, permettant d’arriver à 50% d’étudiants boursiers (contre 30% aujourd’hui) et d’augmenter le montant des bourses de 10%.
(D’après l’UNEF)
_________________
Hasta la Victoria, Siempre!
Ernesto Che Guevara, dit Che